Aperçu de cette nouvelle tendance masculine...
Est métrosexuel un homme entre 20 et 40 ans. C'est le type urbain branché qui aime magasiner, choisit ses vêtements avec goût et paye le prix pour de grandes marques connues. Il s'hydrate, s'exfolie, va chez son coiffeur-styliste et non chez le barbier du coin. Il se fait faire des manucures, il s'épile, s'entraîne au gym, il concocte de bons petits plats, connaît les bons vins, les bons cigares, les belles voitures, il lit ses magazines pour homme comme le populaire GQ dans lequel les articles de fond sur la politique étrangère côtoient des bancs d'essai de crèmes pour monsieur. Il aime autant le hockey ou le soccer que n'importe quel autre homme "viril" mais il a ce petit je-ne-sais-quoi qui le différencie de ses acolytes mâles. Il possède plusieurs caractéristiques traditionnelles du comportement gay ou féminin, mais c'est un homme tout ce qu'il y a de plus hétérosexuel.
L'homme rose nous ramène tout droit dans les années 80 et le terme, vous en conviendrez n'était pas très flatteur, un peu trop psycho-pop... On n'a rien contre un homme sensible, qui aime communiquer et qui parle de ses émotions mais de là à le qualifier d'homme rose.... On comprend pourquoi l'expression est vite passée de mode. La différence entre l'homme rose et le métrosexuel est que le premier parle de ses émotions et s'ouvre à l'autre, bref, il découvre la part féminine en lui par le biais de la communication, alors que le second est plutôt le produit de notre société de consommation où l'image (contenant) est plus importante que le message (contenu). D'autres diront qu'il est narcissique, égocentrique et vaniteux.
Le métrosexuel, lui, est un mélange de dandy et de gay mâtiné d'une pointe de «mac». Il se pomponne, redécouvre l'art du rasage, se met des crèmes sur le visage, se fait un regard de braise grâce à quelque khôl spécialement concocté pour lui et peut parfois se mettre un peu de vernis sur les ongles. Un sarong fuchsia ou une veste mauve des couturiers italiens Dolce & Gabbana ne l'intimident pas le moins du monde, au contraire. Mais - tout est dans ce détail - il n'est pas homosexuel. Sophistiqué, attentif à lui-même et aux autres, le métrosexuel «n'a pas peur de soigner sa personne et d'apprécier les choses raffinées»
Ces hommes ont pour modèle le footballeur David Beckham emblème d'une nouvelle génération où les codes de la séduction classique basculent. Le narcissisme n'est plus considéré comme une démarche esthétique homo mais comme une virilité hétérosexuelle.